Les animaux sont partout

Les animaux sont partout

Les animaux sont partout ? Oh que oui… Et devinez comment. Vous en donnez votre langue au chat ? Soit. Et bien, ils sont justement là, les animaux : dans notre langue…. !

La preuve ? Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme une mule, malin comme un singe, chaud lapin ou fine mouche, vous êtes tous un jour ou l’autre devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.

Alors vous arrivez, frais comme un gardon, à votre premier rendez-vous. Le cochon qui sommeille en vous se réjouit d’avance du gibier possible qui tel un serpent se faufile comme en rêve. Hélas, au rendez-vous, pas un chat!

Vous faites le pied de grue. Ce matin d’hiver, entre chien et loup, il fait gris et froid.

Cette bécasse m’aurait elle posé un lapin, vous dites-vous ? Pourtant, celui qui vous a obtenu ce rancard, ce type avec lequel vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié: Cette poule a du chien ! Au lit une vraie panthère, avait il cru bon de préciser, même ! Oh bien sûr, une hirondelle ne fait pas le printemps, je sais. Mais je te promets que tu seras comme un crapaud mort d’amour, pour ses beaux yeux, un vrai coq en pâte ! A présent, ce rendez-vous vous paraît bizarre. Il y anguille sous roche, vous dites-vous. Vous craignez bien d’être le dindon de la farce

Car elle vous traite comme un chien, la punaise ! Vous voilà prêt à hurler comme un putois. D’un œil de lynx, vous scrutez la foule des passants. Rien !

Mais non, la voilà qui arrive. Vous vous calmez. Dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, avec sa crinière de lion, est plate comme une limande, myope comme une taupe. Sur ses jambes de girafe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Vous, vous en restez muet comme une carpe.

Oh, elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, la sauterelle ! Mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le bourdon. Vous la voyez qui verse des larmes de crocodile. Vous êtes fait comme un rat dans la souricière. Alors, vous finissez par vous inventer une fièvre de cheval et vous détalez comme un lièvre. Parce que, vous avez beau être doux comme un agneau, faut tout de même pas vous prendre pour un pigeon !